Traitement éjaculation précoce
L’éjaculation précoce : Comprendre et traiter
L’éjaculation précoce concerne environ un homme sur cinq et touche, à un moment de la vie, jusqu’à trois hommes sur quatre.
Il s’agit de l’un des troubles sexuels masculins les plus fréquents, mais aussi de l’un des plus tabous.
On parle d’éjaculation précoce lorsque :
- l’éjaculation survient très rapidement après la pénétration (souvent en moins de 1 à 2 minutes),
- l’homme ne parvient pas à la retarder,
- et cette situation génère frustration, détresse ou insatisfaction pour lui et/ou son ou sa partenaire.
Au-delà du temps, c’est surtout la perte de contrôle et la souffrance psychologique qui définissent ce trouble.
Il est fondamental de rappeler que l’éjaculation précoce n’est pas une pathologie.
Il s’agit d’un trouble fonctionnel, fréquent, pouvant être réversible, dont la prise en charge doit être individualisée.
Éjaculation précoce primaire et secondaire
Éjaculation précoce primaire (dite “de toujours”)
Elle est présente dès les premiers rapports sexuels.
Elle repose principalement sur des mécanismes neurobiologiques, notamment :
- un fonctionnement particulier des voies neurologiques centrales,
- une sensibilité accrue des récepteurs péniens,
- et une régulation insuffisante de la sérotonine, neurotransmetteur clé dans le contrôle de l’éjaculation.
Cette forme est généralement stable dans le temps et indépendante du partenaire.
Éjaculation précoce secondaire (acquise)
Elle apparaît après une période de sexualité normale.
Elle est souvent multifactorielle, associant :
- stress, anxiété de performance,
- troubles de l’érection débutants,
- fatigue, surmenage,
- difficultés relationnelles,
- événements de vie ou perte de confiance.
Elle peut être transitoire, intermittente ou progressive, et parfois réversible spontanément.
Les traitements classiques
La prise en charge repose habituellement sur plusieurs axes :
- Approche psychosexuelle
Pour réduire l’anxiété, améliorer la confiance et rétablir la communication dans le couple.
- Thérapies comportementales
Techniques comme le “stop and go”, le squeeze, la respiration, le contrôle de l’excitation.
- Traitements médicamenteux
Antidépresseurs (ISRS) : particulièrement utilisés dans l’éjaculation précoce primaire d’origine neurobiologique.
Certains antidépresseurs agissant sur la sérotonine permettent de retarder l’éjaculation.
Ils peuvent être prescrits : en prise quotidienne, ou à la demande avant le rapport.
Limites possibles : baisse de libido, troubles de l’érection, fatigue, dépendance psychologique au traitement, efficacité variable selon les patients.
- Traitements locaux
Les crèmes ou sprays anesthésiants diminuent la sensibilité du gland, mais peuvent : altérer les sensations, gêner la partenaire, être contraignants à l’usage.
Ces méthodes sont utiles mais souvent insuffisantes lorsqu’il existe une hypersensibilité pénienne importante et une perte de contrôle profondément installée.
Pourquoi la pénoplastie médicale peut-elle aider dans l’éjaculation précoce ?
Au fil de plus de vingt ans de pratique, le Dr Richard Diacakis a constaté que de nombreux patients traités par pénoplastie médicale à l’acide hyaluronique présentaient non seulement une amélioration morphologique, mais aussi une amélioration significative du contrôle de l’éjaculation.
Cette amélioration repose sur plusieurs mécanismes complémentaires, à la fois physiologiques et psychosexuels.
1. Action sur le gland et le frein : diminution de l’hypersensibilité
Dans l’éjaculation précoce, il existe très fréquemment une hypersensibilité pénienne, décrite par les patients comme excessive ou incontrôlable, comme des « zones gachettes » localisée principalement :
- au niveau dufrein du pénis,
- sur lesbords latéraux de la couronne du gland,
- ou parfois surl’ensemble du gland.
Le principe de la pénoplastie médicale consiste à interposer une couche d’acide hyaluronique au niveau de ces zones hypersensibles.
Cette couche agit comme un modulateur sensoriel, permettant de diminuer l’excès de stimulation sans supprimer les sensations.
Plus l’épaisseur d’acide hyaluronique interposée est importante, plus la réduction de l’hypersensibilité est efficace, tout en respectant la physiologie du gland.
2. Augmentation de la circonférence pénienne par injection d’acide hyaluronique (Technique DMP – Deep Medical Penoplasty)
L’épaississement du pénis par injection d’acide hyaluronique selon la technique DMP, c’est-à-dire par une injection profonde, sous la membrane entourant les corps caverneux, entraîne plusieurs effets bénéfiques :
- Diminution de l’hypersensibilité
L’augmentation du volume pénien permet : un étirement modéré des terminaisons nerveuses superficielles, une réduction de l’hyperréactivité sensorielle, tout en conservant des sensations normales, naturelles et agréables.
- Amélioration de la qualité de l’érection
Après une pénoplastie médicale bien réalisée, l’érection est souvent : plus ferme, plus stable, et plus durable, ce qui facilite des rapports sexuels plus longs, plus sereins et mieux maîtrisés.
- Renforcement majeur de la confiance en soi
Un pénis plus volumineux et une meilleure qualité d’érection améliorent : l’image corporelle, la confiance sexuelle et réduisent significativement l’anxiété de performance.
Ce gain de confiance permet de rompre le cercle vicieux de la peur de l’échec, souvent centrale dans l’éjaculation précoce.
Déroulement du traitement
L’anesthésie peut être faite soit avec une crème anesthésiante déposée 30 mn avant sur le frein et/ou le gland soit avec une anesthésie locale en cas d’augmentation de la circonférence (DMP)
Lors de la consultation spécialisée : le médecin analyse votre histoire sexuelle, vos traitements antérieurs, votre type d’éjaculation précoce.
Selon votre profil, il sera proposé :
- un traitement du pénis,
- du gland, du frein,
- ou de l’ensemble.
Dans la majorité des cas, le docteur Diacakis préfère traiter les différentes zones une après les autres afin de bien définir ce qui est efficace : l’hypersensibilité du gland, du frein ou la confiance de l’augmentation du pénis.
La séance dure environ 30 minutes, sous anesthésie locale, et est indolore.
L’intervalle entre deux interventions au minimum est d’environ 1 mois
Après la séance
- Abstinence sexuelle :
- 7 jours si le pénis est traité (cf DMP)
- 4 jours si seul le gland et/ou le frein sont traités
- Un léger œdème peut apparaître, souvent bien vécu car il accentue visuellement le volume.
- Les premiers rapports montrent souvent déjà une meilleure maîtrise de l’éjaculation.
Un suivi régulier est recommandé la première année afin d’optimiser les résultats.
Résultats constatés de l’acide hyaluronique dans l’éjaculation précoce
Il est essentiel de distinguer les résultats obtenus selon que l’éjaculation précoce est primaire ou secondaire.
- Éjaculation précoce primaire (dite « de toujours »)
Dans cette forme, les résultats montrent :
- une amélioration significative chez environ 50 % des patients,
- principalement après la prise en charge de l’hypersensibilité du frein et/ou du gland,
- associée ou non à une pénoplastie médicale par augmentation de volume (technique DMP).
Ces patients rapportent :
- une augmentation de la durée des rapports sexuels,
- un meilleur contrôle,
- et surtout un mieux-être global dans leur vie intime et quotidienne.
- Éjaculation précoce secondaire (acquise au cours de la vie)
Dans l’éjaculation précoce secondaire, les résultats sont généralement plus marqués, avec :
- un taux de satisfaction deplus de 60 % des patients,
- souvent en lien avec l’augmentation du volume pénien obtenue par pénoplastie médicale (technique DMP),
- et l’amélioration associée de la qualité de l’érection et de la confiance sexuelle.
En résumé
La pénoplastie médicale constitue une aide thérapeutique moderne et innovante, permettant souvent de franchir un cap décisif, en agissant à la fois sur :
- la sensibilité,
- la qualité de l’érection,
- et l’équilibre psychosexuel global
Le but étant de rompre le cercle vicieux induit par la précocité de l’éjaculation : perte de contrôle, anxiété de performance, baisse de confiance et répétition de l’échec.
Intégrée dans une stratégie de prise en charge globale, elle peut jouer un rôle clé dans la restauration durable du confort et de l’équilibre sexuel.
Les prix : prix à la seringue (250 € par seringue)
Les tarifs pour le traitement de l’éjaculation précoce sont fonction de la localisation et du nombre de seringues injectées. Le prix d’une seringue est de 250 euros.
- Traitement du frein : prévoir environ 2 à 4 seringues
- Traitement de la couronne : minimum 2 seringues
- Traitement du gland en entier : 6 à 8 seringues
- Traitement de la circonférence du pénis : cf Technique DMP